Et maintenant ?

Que vais-je faire ? (Vous avez la chanson dans la tête maintenant ?)

Le résultat ne date que d’hier, mais n’y croyant vraiment pas,  lors de mes nuits sans sommeil, j’avais déjà fomenté un plan B.

Alors dès midi hier, me voilà la carte bleue à la main, pour réserver quelques jours à deux à Londres début janvier. Besoin de se retrouver, de faire une pause, sans cachets, sans piqûres, sans médecins. Je suis intimement persuadée que ces pauses sont nécessaires, au corps et à l’esprit. J’en ai profité pour prévoir aussi moult choses impossibles en cas de grossesse, comme la suite des mes tatouages, la reprise de la course à pied, et des soirées bien arrosées.

Après le voyage à Londres, le programme est déjà tout trouvé. Je n’envisage pas de retourner dans mon centre de PMA. Dur de continuer à faire confiance après trois échecs. Nous avons l’impression d’être un numéro parmi des centaines de dossiers, et même si la majorité des praticiens sont d’une grande gentillesse, je ne veux plus arpenter les couloirs de cet hôpital. Nous reprendrons donc rendez-vous avec le Dr B., à Paris, pour programmer le transfert de nos embryons restants avec lui. Il me semble avoir déjà lu sur un blog une PMette qui était parti avec ses embryons sous le bras faire un transfert ailleurs, je crois donc que cela est envisageable. Je ne sais pas si nos chances augmenteront mais j’ai décidé de placer mon espoir  entre ses mains.

En attendant, encore un Noël et encore un nouvel an à affronter, marquant le temps qui passe inlassablement sans petit nous à nos côtés. Il ne nous reste qu’à espérer que 2019 nous sourira.

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Autour de moi : Les Gentils

Quatre ans. Plus de quatre ans même. Quatre longues années que nous tentons de faire ce que d’autres obtiennent en une simple nuit. Nous avons appris un nouveau vocabulaire. Déambulé dans les nombreux couloirs des hôpitaux. Rencontré des dizaines de médecins. J’ai passé des heures à pleurer, me poser des questions, tout remettre en cause. Mais voilà aussi quatre ans que notre entourage a découvert ce nouveau monde avec nous.

La famille d’abord. Une fois le mariage passé, la question se posait apparemment. Alors que ce soit sous forme de boutade, ou glissé au cœur d’une conversation, le mot bébé était souvent prononcé.
Je suis très proche de ma mère, donc dès les premiers rendez-vous, je lui racontais tout. Sans savoir que cette histoire nous mènerait aussi loin. Alors c’est toujours à demi-mot qu’elle me demande des nouvelles. Un petit texto avec un simple « ça va? ». Une oreille attentive lorsque le besoin de me confier est trop fort pour être réprimé. Elle est là. Je le sais. Mon beau-père aussi, d’une autre façon. S’inquiétant pour moi lors de l’annonce de la grossesse de ma belle-sœur. Demandant simplement à ma maman si j’ai donné des nouvelles.
Mon frère n’est pas forcément à l’aise avec toutes ces histoires, mais il a pris le temps de m’écouter, pour tenter de comprendre ce que l’on traverse. Quand il m’a annoncé la grossesse de ma belle-sœur, il m’a envoyé un mail le lendemain. Pour apaiser ma douleur. Avec quelques maladresses, mais tellement d’amour que je me rappelle encore de chacun de ses mots. Ma belle-sœur est aussi très présente. Elle était la première à qui j’avais annoncé l’arrêt de ma pilule, c’est donc naturellement que j’ai continué à me confier au fil du parcours. Leur porte est ouverte quand un rendez-vous médical est programmé dans leur ville. Leur porte est d’ailleurs toujours ouverte, rendez-vous ou non.
Mes beaux-parents sont précieux aussi. Ils osent moins me poser de questions, de peur d’être intrusifs, mais ils proposent toujours une aide, que ce soit pour aller à des rendez-vous médicaux, où me préparer des crêpes quand le moral est au plus bas.
Cette famille pleine d’amour nous entoure dans ces événements difficiles. Cela n’empêche pas les maladresses, les croyances ayant la vie dure. Mais nous pouvons compter sur leur présence à nos côtés.

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Notre parcours ne serait pas le même non plus sans nos amis.  Je les compte sur les doigts d’une main, mais leur présence est irremplaçable. Un débrief autour d’un verre de vin, un passage à la maison quand les traitements m’empêchent de sortir, un soutien sans faille qu’importe le moment, elles sont toujours là. Quand le besoin d’une pause s’est fait pressant après le deuxième échec, elles m’ont aidé à supporter l’idée que ça ne fonctionnerait peut-être jamais, m’ont accompagné dans de folles nuits, de celles qu’on ne vie plus une fois Maman, et ont rechargé mes batteries pour pouvoir attaquer ce troisième essai avec l’espoir nécessaire. Elles écoutent mes interrogations sans jamais juger, même lorsque mes divagations m’emmènent loin.  Elles y croient des fois plus fort que moi, quand j’ai besoin de lire dans leurs yeux que tout ça vaut le coup, que je ne me bats pas dans le vide. Elles sont à côté de moi sur le quai, et me tienne la main en attendant que je puisse enfin monter à bord.

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Et puis il y a ceux qu’on n’aurait pas imaginé être là. Des collègues de travail, certes devenus amis au fur et à mesure des années passées à travailler ensemble, mais pas suffisamment proches pour se trouver obligés de subir ça avec moi. Au début je n’ai rien dit. Les premiers traitements étant légers, j’ai tout gardé pour moi. Mais quand pour la première fois le mot FIV a été prononcé, quand un beau matin, les résultats de M. Rock ne nous ont pas laissé d’autre option, au détour d’une conversation j’ai tout lâché. Ce que je gardais pour moi depuis 6 mois, ce que j’allais devoir affronter dans les mois, les années à venir. Et fidèles à eux-mêmes, entre petits mots gentils et blagues bien trouvées, ils m’ont aidé à dédramatiser certaines situations, se sont insurgés contre d’autres, m’ont fait rire quand les larmes montaient. Ils subissent quotidiennement mes humeurs, mes douleurs, mes absences, mes hauts et mes bas.

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Alors, puisqu’il n’est pas évident de le dire en face, je l’écris ici. Merci. Merci à chacun d’entre eux, pour leur écoute, leur main tendue, leur silence quand il n’y a rien à dire, leur présence rassurante, leurs blagues même si elles sont parfois de mauvais goût. Merci d’y croire pour moi quand l’espoir me quitte, merci pour tout.

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Mêmes joueurs. Jouent encore.

Mais alors où en sommes-nous ? Après le report de notre transfert, je n’avais plus trop envie d’écrire. Et j’ai l’impression que tout s’est passé très vite. Mes règles sont arrivées une semaine après l’arrêt du provames. Vu mon absence de réaction à ce médicament, les médecins ont préféré tenter un transfert sur cycle stimulé.


Mais Qu’est Ce Que C’est ?

Avant l’implantation, un bilan d’évaluation de l’endomètre est toujours effectué. Le clinicien pourra déterminer quelle méthode appliquer en fonction des résultats obtenus.

Le cycle spontané : lorsque la patiente présente ces cycles naturels de qualité satisfaisante, il est possible de suivre l’évolution du cycle sans traitement particulier. Ainsi, l’évolution et la qualité du follicule obtenu de manière naturelle peuvent être contrôlées.

Le cycle stimulé : certaines conditions nécessiteront une stimulation ovarienne légère avec la programmation du déclenchement de l’ovulation. L’aspect de l’utérus sera contrôlé.

Le cycle substitué ou artificiel : cette méthode permet de créer un cycle artificiel composé de deux temps. Pour cela, de l’œstradiol ainsi que de la progestérone seront associés aux traitements de complémentation. Le transfert sera effectué en fonction de l’âge des embryons (de 3 à 5 jours) après le déclenchement de l’ovulation chez la patiente.

Le moment ainsi que la qualité du transfert sont des éléments déterminants dans la procédure de transfert d’embryons.
Source : fiv.fr


Me revoilà donc avec mes piqûres tous les soirs. Du Gonal pour cette fois-ci. Ne devant développer qu’un follicule pour simplement stimuler mon endomètre, j’ai très bien supporté le traitement, mis à part un goût désagréable dans la bouche tous les soirs après la piqûre… Après simplement deux échos de contrôle et deux semaines de traitement, ce matin, la gynécologue a déposé deux petits J2 dans mon ventre. Bien au chaud.

J’ai eu beau être piquée, échographiée, progestéronée (oui j’invente des verbes si je veux), mon esprit est bien loin de tout ça. Mes journées oscillent entre oubli total de ce transfert, pas loin du déni, et montées d’angoisses quand il me revient en tête. Je me suis retrouvée à proposer un apéro en ville à une amie dans deux jours… Avant de me rappeler que avec ces embryons, l’apéro était compromis*.  J-14 avant de savoir si ma vie ressemblera à un titre de téléfilm : Un bébé pour Noël.

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* Votre avis là dessus d’ailleurs ? Pour ou contre s’autoriser un verre de vin en attendant les résultats ? Les études prouvent que les échanges mère-embryon ne débutent que plus tard… On nous demande de vivre normalement, mais dur de ne pas culpabiliser si on ne fait pas le poirier pendant cette attente non ?

Et devoir recommencer.

Nous y voilà. Je me suis préparée depuis vendredi à cette écho. Peu d’espoir restait. Alors j’ai demandé à la sage-femme de pas traîner pour être fixée au plus vite. 6,8. Mon endomètre n’a quasiment pas bougé. Le transfert sera annulé pour cette fois. Reporté au cycle suivant. Et je suis triste. M. Rock et mon entourage aura beau me répéter que ce n’est pas si grave, c’est juste reporté, au fond de moi j’aurais aimé qu’une fois ça se passe normalement. J’entends bien, que ça pourrait être pire, qu’on pourrait ne pas avoir eu d’embryons… Il suffit après tout que je patiente encore un peu. Mais voilà, encore attendre les prochaines règles, encore les médicaments, encore les réveils matinaux pour des échos de contrôle dans cette salle d’attente que je maudis tant. Encore avoir peur que ça ne marche pas. Encore et toujours cette foutue PMA.

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Faire face. Encore.

Ce matin, le réveil a sonné à 6h30, ce qui n’est pas habituel chez moi, ne commençant mes journées de travail qu’à 11h. Direction le centre de PMA pour mon écho de contrôle de l’endomètre. Plein de veinards font le pont, les routes sont dégagées ce matin. Un timide soleil pointe le bout de son nez, la musique emplie ma petite voiture, cette journée s’annonce bien.

Et bam. Vous l’avez vu venir cette gifle en pleine gueule ? Mon endomètre n’a que très peu épaissi depuis lundi dernier. 6,7. Ce n’est pas suffisant, je le sais. La sage-femme ne se prononce pas, la sentence ne me sera annoncé que cet après-midi, lors du coup de fil traditionnel. Alors j’attends ce coup de fil, qui va m’annoncer que mon transfert est annulé. Enfin reporté. Quand ? Je ne sais pas. Le centre de PMA ferme durant les vacances d’hiver, je ne sais pas si j’aurais le temps de relancer un transfert avant cette fermeture. Ce qui veut dire encore un Noël, encore un Nouvel an… Encore ces fêtes tant redoutées. Finalement cette journée ne sera pas belle. J’emmerde ce soleil et j’emmerde les gens qui font le pont. Moi je me morfond au travail, le cœur encore une fois bien lourd.

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Edit post-coup de fil : Je me suis un peu emballée, le transfert n’est pour le moment pas annulé, ils ont décidé de persister un peu, une nouvelle écho est prévue mardi. Je croise fort les doigts pour que mon endomètre se décide enfin ! Patience…

Up & Down

Est-ce les hormones ou simplement ce que nous vivons ? En tout cas, les montagnes russes des humeurs ont repris de plus belle pour moi. Le transfert n’a toujours pas eu lieu, mais les journées d’attente ne se ressemblent pas.

Certains jours sont teintés d’espoirs. Le sourire accroché aux lèvres, me voilà sûre que cette fois-ci sera la bonne. Je le sais, je le sens. Mais alors, comment vais-je annoncer cette bonne nouvelle à nos proches ? Et comment pourrions-nous aménager cette chambre qui attend depuis l’achat de notre maison il y a trois ans ? Il faudrait d’ailleurs que nous cherchions des prénoms de garçons… On a toujours réussi à tomber d’accord pour les prénoms féminins, mais si c’est un petit mec, on en a toujours aucune idée…

D’autres jours sont bien sinistres. Pourquoi cette fois-ci un embryon s’accrocherait alors que jusqu’ici mon utérus reste désespérément vide ? Comment allons-nous faire face à un nouvel échec ? Aurons-nous un jour le bonheur d’annoncer une belle nouvelle à notre famille qui nous entoure depuis tant de temps ? Supporterai-je encore un noël, encore une nouvelle année dans cette solitude qui ne me quitte pas depuis le début de la PMA ? Je broie du noir, la gorge serrée, et tout espoir semble éteint.

Mon rendez-vous de lundi dernier s’est passé sans encombre. Mon endomètre n’a pas encore la bonne taille mais semble de qualité, je poursuis donc les cachets de provames, et j’aurai une nouvelle écho de contrôle demain. J’ai pu poser mes nombreuses questions à la sage-femme, même si j’avais déjà trouvé les réponses dans vos commentaires. J’aurai d’ailleurs dû penser plus tôt à écrire mes états d’âmes ici, il y a toujours une personne bienveillante pour tenter d’y répondre grâce à son vécu. Je vois les bonnes nouvelles s’enchaîner sur les blogs de PMA. Serions-nous dans une période propice ? Ou est-ce simplement que celles qui ont dû affronter une mauvaise nouvelle se taisent pour le moment ?

Je réponds toujours à ceux qui me trouvent courageuse d’affronter tout ça que ce n’est pas du courage, que je n’ai juste pas le choix. Et pourtant, comme je vous trouve courageuses, vous autres, qui traversez le même parcours du combattant, pour qu’un jour nous ayons la chance à notre tour de monter dans le train.

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Questionnements nocturnes.

Vous prendrez bien une double dose d’attente ? Maintenant la ponction passée, me voilà à compter les jours avant le transfert de nos embryons congelés. Nous en avons obtenus cinq, un record pour nous, trois embryons cryoconservés à J2, et deux autres à J5.

Mes règles ont débarqués très rapidement, 6 jours après ma ponction. Aussitôt, j’ai prévenu mon centre de PMA, qui m’a remis sous provames, avec une écho de prévue lundi prochain, J14 de mon cycle. J’ai trouvé le temps d’attente énorme, mais je ne me rappelle pas précisément comment s’était passé notre TEC pour la FIV1 alors je prends mon mal en patience. J’ai pourtant mille questions à leur poser. Mon transfert doit avoir lieu avec deux jours de décalage, c’est à dire qu’un embryon de J5 doit être implanté à J7. Mais comment savent-ils quel est le J1 ? C’est le jour de l’ovulation ? Mais si cette ovulation n’est pas déclenchée, comment connaissent-ils ce jour ? Et je ne suis pas sensée prendre la progestérone ? Bref, ça fait déjà 12 jours que je cogite toutes les nuits, et je n’ai pas vraiment osée appeler les sages-femmes, j’ai toujours peur de déranger. Encore deux nuits, et j’espère obtenir des réponses lors de l’écho, voir connaître au moins un peu près la date du transfert, pour pouvoir compter combien de jours me séparent d’un résultat.

Et oui, après cette attente pré-transfert commencera l’attente la plus pénible, celle que nous craignons le plus… Et si cette fois-ci…

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Despair & Hope.

Jour 1.
Les piqûres commencent. Je retrouve mes infirmières qui espéraient que ça avait marché pour moi vu qu’elles étaient sans nouvelles depuis longtemps. Je me fais piquer sur mon lieu de travail, bossant quasi tous les soirs jusqu’à 21h, je n’ai pas d’autre choix.

Jour 6
Première écho de contrôle au CHU. Je tombe encore une fois sur une sage-femme adorable. Les follicules sont déjà nombreux, elle en compte plus de 15 à droite et 12 à gauche. Je réponds apparemment bien à la stimulation, mais rien de nouveau pour moi, avec mon SOPK.

Jour 8
Deuxième écho de contrôle. Les follicules grossissent. Ma fatigue grandit. J’en fais part à la sage-femme. Aucun retour de sa part. Mes journées de travail à rallonge, du mardi au dimanche ne semble pas l’alerter. J’ai mal. Déjà. La nuit, j’ai l’impression qu’on enfonce des aiguilles dans mes ovaires. La douleur me réveille alors que je manque déjà cruellement de sommeil…

Jour 11
Troisième écho de contrôle. Les follicules ont atteint la taille adéquate. La douleur s’est amplifiée avec. La fatigue aussi. Je réclame un arrêt de travail. Mais non, le CHU n’arrête que pour la jour de la ponction et le jour du transfert. Tellement généreux de leur part. Je suis pressée que la ponction arrive pour être soulagée.
Appel de la sage-femme l’après-midi : ils craignent une hyperstimulation. J’ai donc un médicament supplémentaire à prendre dont les effets secondaires sont lourds à supporter. Me voilà donc à commencer le dostinex.

Jour 12
Dur à supporter ? C’est un euphémisme. Nausées intenables, vertiges en permanence… Je ne tiens que trois heures au travail avant de rentrer et de ne plus quitter mon canapé. La ponction est demain, je ne peux rien avaler.  Mon médecin traitant m’arrête pour quatre jours, je suis en hypotension, livide, épuisée.

Jour 13
Le réveil est matinal. Je sais ce qu’il va se passer. Douche à la bétadine. Accueil dans le service de chirurgie ambulatoire. L’attente. La perfusion de l’anesthésiste. Et le bloc. Que ce lieu est froid malgré le chauffage. Six personnes s’affairent autour de moi. Le personnel est toujours gentil. L’anesthésiste me parle, m’apaise. L’interne s’occupe pendant ce temps là de me ponctionner. J’ai mal. Je le dis. Je le répète. J’avais mal avant déjà. C’est pire pendant. Les larmes montent. Ce n’est même pas la douleur. C’est un ras le bol. Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Pourquoi je suis obligée de vivre ça ? Je suis fatiguée d’être ici, dans cette situation humiliante. Je pleure de longues minutes.
En salle de réveil, l’interne passe me voir, il n’aura pas le temps de repasser en chambre donc c’est à moitié dans le coton que je l’écoute. 45 follicules prélevés. C’est démentiel. Je le fais même répéter. J’ai un épanchement d’eau dans le bas du ventre, j’ai donc bien fait une hyperstimulation.  Il me donne rapidement les symptômes à surveiller. Je ressortirai du CHU une heure plus tard, sans avoir revu de médecin.
Appel de la biologiste l’après midi, les 45 follicules n’auront donné que 12 ovocytes. Tout ça pour si peu.

Jour 14
Je ne tiens pas encore debout très longtemps. Heureusement que mon médecin traitant m’avait arrêté pour prendre le temps de récupérer. J’attends avec impatience l’appel de la biologiste, qui m’annonce que 10 ovocytes ont été fécondés. Ces chiffres ressemblent grandement à nos deux premières FIV, j’ai l’impression de voir l’histoire se répéter.

Jour 15
J2. Je supporte toujours mal le médicament prescrit pour l’hyperstimulation. Mon médecin rallonge donc mon arrêt de travail. Je serai encore au repos ce weekend. La biologiste m’appelle. Il en reste 8. Mais voilà, elle me dit qu’ils sont beaux. 8 beaux embryons. Bien plus canons que lors de nos deux premières FIV. L’histoire ne se répète pas alors ? Est ce que ça veut dire que cette fois, ça pourrait marcher ? L’espoir renaît. Elle décide d’en congeler trois dès aujourd’hui, et de laisser les cinq autres évoluer au stade du blastocyste. Il me reste donc qu’à croiser les doigts en attendant son appel lundi. Qui sait, nous aurons peut-être le droit à plusieurs transferts cette fois-ci… Rêver est permis.

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